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Nouveau dévorant 302 : l'édito et la chronique ferroviaire sont en ligne...

Dernière mise à jour : 3 déc. 2020

Le Nouveau dévorant n°302 est paru en septembre 2020


Éditorial (Philippe Deniard)

N’en parlons plus, pour cette fois !

L’éditorial, souvent, s’écrit par tâtonnements ; vient d’abord l’esquisse, articulée sur les notes prises ici et là dont on songe faire un usage ultérieur. Puis, de semaine en semaine, la vie laissant filer entre les ventaux de l’écluse du temps les nouvelles d’hier il faut revoir la copie !

Si le virus et la maladie à laquelle on hésite à attribuer un genre — masculin ? féminin ? — sont toujours là, et si toutes les questions qui se sont posées n’ont pas trouvé de réponse, au moins, les façons de s’en prémunir nous sont désormais connues. Foin des Monsieur et Madame Purgon qui ont occupé le devant des écrans télévisuels auxquels les circonstances nous ont, comme drosophiles au pot de confiture, longtemps agglutinés. Fort heureusement, nombreux furent ceux qui, tel l’Argan, du Malade imaginaire, refusèrent le clystère, boudèrent la soupe aux orties et s’en tinrent aux méthodes préconisées par ceux qui, tout en ayant autorité, osaient afficher leurs doutes. N’en parlons plus, pour cette fois, en souhaitant que ce soit la seule ; l’Histoire s’avance, mais, hélas, le présent ne lui a pas encore laissé la place !

Il n’empêche que [...]


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Chronique ferroviaire (Joël Forthoffer)

2020, la pandémie et le transport ferroviaire

L’idée d’utiliser des trains pour le transport de patients est née après les attentats de 2015. Des essais avec des TGV médicalisés avaient rapidement suivi. En s’appuyant sur cette expérience, en 2020, un premier TGV duplex sanitaire, composé de deux rames, a pu circuler dès le jeudi 26 mars depuis Strasbourg pour desservir Angers et Nantes. La première rame ne transporte pas de malades, mais des agents de la SNCF : conducteurs de réserve, agents du matériel, un chef de bord et quelques agents de la Surveillance générale. Cette rame permet d’assurer la sécurité de la seconde qui transporte un maximum de vingt-quatre malades en réanimation et une cinquantaine de soignants et de logisticiens. Le bas de la rame sert de salle médicalisée (à raison de quatre patients par voiture, accompagnés à chaque fois d’un médecin anesthésiste-réanimateur). La circulation des soignants, d’une voiture à l’autre, se fait par la salle haute. Au total, cette organisation nécessite la collaboration et la coordination de près de deux-cents personnes depuis l’embarquement jusqu’au débarquement !

Cette solution logistique a été privilégiée pour deux raisons [...]


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