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CULTURE

Cette rubrique de notre site a été créée en mars 2023.

Elle est faite pour vous, membres du CLEC

 

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Octobre 2023 : Van Gogh à Auvers-sur-Oise, les derniers mois

Van Gogh à Auvers-sur-Oise. Les derniers mois.

Au musée d’Orsay de Paris

 

À l’instigation de son frère Théo, Vincent van Gogh s’installe à Auvers-sur-Oise à sa sortie de l’hospice pour aliénés de Saint-Rémy-de-Provence en mai 1890.

Dans cette ville habite le Dr Paul Gachet (1828-1909) médecin spécialiste de la mélancolie. Lui-même peintre et graveur, côtoyant Cézanne, Pissarro…

Gachet veillera sur Van Gogh pendant les deux mois que dura son séjour à Auvers. L’artiste peindra son portrait, des fleurs et bouquets de son jardin et sa fille Marguerite. La palette ayant servi à son portrait est exposée.

 

Cette exposition est somptueuse et exceptionnelle par la qualité et la rareté de certaines œuvres. De plus pour la première fois sont rassemblées les derniers dessins, les ultimes peintures et l’unique gravure de l’artiste. Le visiteur vit au rythme de la production des soixante-dix derniers jours de Van Gogh suivant et sentant ses sentiments à travers son travail.

Période intense pour l’artiste, durant laquelle, avant de décéder le 29 juillet 1890 à la suite d’une tentative de suicide deux jours auparavant, il réalise quelques-uns de ses plus grands chefs-d’œuvre : Champ de blé aux corbeaux, Le docteur Paul Gachet, L’église d’Auvers-sur-Oise

Hormis les portraits, on s’aperçoit au fil du parcours de la quasi absence d’humains dans ses tableaux, on devine sa solitude. Le visiteur ne manquera pas de remarquer que souvent le bleu domine dans ses motifs : maisons, paysages, champs, bouquets, natures mortes…

Parmi les soixante-quatorze tableaux de cette période, treize se distinguent par leur format non commercial le « double carré » un mètre de large sur cinquante centimètres de haut, onze sont exposés dans la dernière salle, entre autres son ultime tableau Racines d’arbres.

Mais, comment ne pas citer d’autres œuvres au format plus petit, par exemple L’amandier en fleurs réalisé pour sa famille lors de la naissance de son neveu et filleul prénommé Vincent en son honneur ou bien encore La branche d’acacia en fleur, toile exceptionnelle, car il travaille un détail de nature tout seul.

 

Un regret, les larges cadres dorés et sculptés entourant les tableaux (quatre seulement ont été changés), nuisent à notre perception des couleurs, c’est le cas pour le superbe Sous-bois avec deux personnages.

 

Certains déploreront les salles de médiation qui s’insèrent dans le parcours et peuvent détourner de la peinture de l’artiste. À vous de juger.

 

Voilà bien une exposition à ne pas rater, elle émeut profondément, esthétiquement et émotionnellement.  

Denise Thémines

Van Gogh à Auvers-sur-oise. Les derniers mois jusqu’au 4 février 2024 au Musée d’Orsay.
Lundi : fermé ; mardi, mercredi, vendredi, samedi, dimanche : 9h-18h, jeudi 9h-21h45. Tarif :16€.

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« Senghor et les arts

Réinventer l’universel »

 

Tel est le titre de l’exposition qui, depuis le 7 février et jusqu’au 19 novembre 2023, se tient au Musée du quai Branly Jacques Chirac à Paris.

Nous ne saurions trop vous inciter à parcourir cette présentation.

Rappelons que Léopold Sédar Senghor est né en 1906, à Joal, au Sénégal, qu’il fit ses études à Paris, c’est là qu’il croisa les routes de Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas, Jane et Paulette Nardal, quelques-uns de ceux qui avec lui posèrent les bases du mouvement en faveur de « la négritude ». Parmi les nombreuses personnalités qui forgèrent sa pensée et sa culture littéraire, on ne manquera pas de citer Georges Pompidou, qui pendant leurs trois années de cagne lui sert, comme il l’écrira « d’éveilleur ». Senghor est décédé le 20 décembre 2001, à Verson, dans le Calvados, il est inhumé à Dakar.

Senghor, c’est aussi un homme politique ; après avoir été député, il présida le Sénégal, devenu indépendant, de 1960 à 1980. Retiré de la vie politique, il entre à l’Académie française en 1984. Si la Francophonie fut une de ses préoccupations, poète ! peut-être était-ce sa véritable destinée.

C’est un peu tout cela qu’évoque l’exposition du musée du quai Branly, mais plus particulièrement, c’est le rôle que joua Senghor dans le développement de tous les arts africains qui est mis en avant. Il souhaitait donner aux arts africains, une dimension universelle, ou peut-être plus justement démontrer que tous ces arts, peinture, tapisserie, sculpture témoignages de la créativité des artistes de ce continent s’inscrivent dans l’universalité des arts en général.

Il fit venir au Sénégal des artistes et des œuvres qui servirent de tremplin à des démarches plus abouties. En écho, certains de ces artistes, Picasso notamment puisèrent dans ces échanges une source d’inspiration.

Parmi les réalisations auxquelles le nom de Senghor est attaché, citons celles qui sont présentées : l’École de Dakar (pour encourager l’émergence d’un art contemporain sénégalais : musique, danse…), le Théâtre national Daniel Sorano (c’est la première fois, sur le continent africain, que des artistes professionnels sont fonctionnarisés), la Manufacture nationale de tapisserie de Thiès, en partenariat avec les manufactures françaises. On lui doit bien d’autres aventures qui vivront plus ou moins durablement et qui devront faire face à la contestation d’artistes opposés à « un art d’État ».

Voilà donc une belle occasion de faire un bout de chemin avec ce personnage qui, même s’il ne fit pas sa vie durant l’unanimité, a inscrit son nom dans l’histoire du Sénégal et celle de la France.

Précisons encore que le journal le Un hebdo est partenaire de l’exposition et que le numéro spécial (en libre-service sur place) est riche d’informations.

Vous pourrez compléter cette visite temporaire par une incursion, plus ou moins prolongée dans tout ce que ce musée regroupe d’objets qui témoignent de la richesse culturelle et de l’esprit de créativité des peuples africains.

Philippe Deniard

 

Musée du quai Branly Jacques Chirac

37 quai Jacques Chirac, 75007 Paris

Ouvert de 10 h 30 à 19 heures

Tarif, hors réduction, 12 €.

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Villers-Cotterêts

la Cité internationale de la langue française

pourrait être inaugurée le 25 juin

Article de Ludivine Bleuzé-Martin dans le journal l'Union

 

Le 26 janvier dernier, lors de la conférence de presse du Centre des monuments nationaux (CMN) en 2023, la période à laquelle sera inauguré ce grand projet culturel de la Présidence de la république, s’est précisée. La fin juin 2023 a été retenue après trois ans et demi de travaux et 209 millions d’euros investis. La date du 25 est une hypothèse de travail retenue, déjà. « Cela a été annoncé par la ministre de la culture à l’Assemblée nationale », confirme Franck Briffaut, le maire RN de Villers-Cotterêts. Cette date a également été évoquée à plusieurs fois « à la maison de projet » et lors d’une conférence locale en présence du CMN.

 

Les travaux se poursuivent encore et le 18 janvier dernier, Paul Rondin a été nommé directeur de la Cité internationale de la langue française, par la ministre de la culture Rima Abdul Malak. Il a pour mission de préparer la programmation culturelle et le pilotage global du projet dans toutes ses dimensions (éducative, territoriale, touristique, économique, internationale…)

En guise d’avant-goût avant l’ouverture du parcours de visite sur l’histoire du château et de la langue française, mercredi 22 février, le Centre des monuments nationaux (CMN) a mis en ligne une reconstitution de la voix de François 1erdans une rubrique consacrée à la description du parcours de visite. Le texte est dit en ancien français, avec des « R » qui se roulent, à la manière de l’époque.

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